Lorsque j’avais 13 ans, ma mère a demandé le divorce et mon père a quitté notre maison. Trois ans plus tard, il est retourné au Liberia, laissant ses affaires derrière lui. Près de quinze ans se sont écoulés depuis, et ces objets sont toujours présents dans notre maison. Je les revisite aujourd’hui pour plonger dans les rêves brisés de mon père, un Noir anglophone arrivé en Belgique dans les années 80. De la maison en Belgique, où rôde encore son fantôme, au Libéria, où il réside aujourd’hui, je filme pour comprendre comment sa quête de l’excellence noire a à la fois façonné et fracturé mon identité.
